L’illusion d’être débordé.
Il est huit heures trente un mardi matin.
Tu ouvres ton ordinateur portable.
Tu cliques sur l’icône de ton calendrier.
Surprise.
L’écran affiche une grande page blanche.
Tu viens de terminer notre challenge de cinq jours pour baisser la surcharge de ton équipe.
Tu as supprimé la moitié de tes rencontres hebdomadaires.
Pendant des années tu as joué au martyr de l’organisation.
Tu soupirais bruyamment près de la machine à café.
Tu disais à qui voulait l’entendre j’ai trop de réunions.
Tu jurais que si tu avais une minute de libre tu pourrais enfin bâtir ta grande vision stratégique.
Tu pleurais que les urgences t’empêchaient de faire ton vrai travail de leader.
Félicitations.
Ton vœu est exaucé.
Ton agenda respire enfin.
Le silence envahit ton bureau.
C’est ton grand moment.
Vas y.
Sois stratégique.
Montre nous ton génie.
Pourtant tu fixes ton écran avec l’air d’un chevreuil ébloui par des phares.
Tu sais exactement ce que tu dois faire.
Tu as une liste longue comme le bras de processus à documenter.
Mais tu ressens une paralysie totale.
Tu as une étrange boule dans le ventre.
La psychologie cognitive explique très bien cette incapacité ironique à agir.
Une étude publiée dans le Journal of Consumer Research a identifié l’effet de simple urgence.
Les chercheurs ont prouvé que le cerveau humain choisit consciemment d’exécuter une tâche urgente mais inutile au lieu d’une tâche importante.
L’urgence crée une illusion d’importance.
Les chercheurs de l’Université Harvard ajoutent une autre couche à ce problème avec le biais de complétion.
Chaque fois que tu règles un petit problème rapide en rencontre ton cerveau libère de la dopamine.
L’urgence te dicte quoi faire et te donne une sensation de compétence rapide.
Même si tu penses j’ai trop de réunions ton cerveau adore cette adrénaline artificielle.
Quand tu retires les rencontres tu coupes ta source de dopamine.
Tu te retrouves face à la page blanche de la proactivité.
Le travail stratégique ne déclenche aucune alerte sonore.
Voici comment ton cerveau va saboter ce nouveau temps libre en trois phases ridicules.
Phase un. Le faux travail productif.
Le premier jour tu évites soigneusement tes vrais dossiers.
Tu classes tes courriels par ordre alphabétique.
Tu fais simplement du ménage mental pour fuir le vrai travail de réflexion.
Phase deux. La paralysie de l’analyse.
Le deuxième jour tu ouvres enfin ton fameux document de vision stratégique.
Tu regardes le curseur clignoter sur la page blanche.
Tu ne sais pas par quelle phrase commencer.
Tu fermes le document après douze minutes de souffrance.
Phase trois. La microgestion compensatoire.
Le troisième jour le silence de ton équipe devient insupportable.
Tu as trop de temps libre.
Ce surplus de temps crée un vide angoissant dans ton esprit.
La science appelle ce réflexe destructeur le biais d’action.
Les chercheurs en économie comportementale démontrent que face à l’incertitude l’être humain préfère agir inutilement plutôt que de ne rien faire.
Tu ne sais pas comment gérer ton temps libre alors tu décides de gérer le temps des autres.
La célèbre loi de Parkinson aggrave cette situation.
Cette loi scientifique stipule que le travail s’étire pour remplir tout le temps disponible.
Avant tes rencontres limitaient ton temps de supervision à quelques heures par semaine.
Maintenant tu as quarante heures de temps libre pour superviser.
Ta supervision devient de l’étouffement.
Tu ouvres ton application de messagerie interne.
Tu écris à Sarah pour vérifier un détail microscopique sur son projet.
Tu demandes à Marc de te produire un rapport inutile pour demain matin.
Tu viens de briser la concentration de ton monde.
Tu fais de la microgestion non nécessaire pour te prouver que tu sers encore à quelque chose.
Arrête ce cirque immédiatement.
Ton ancien travail consistait à réagir aux feux et à distribuer des tâches.
Ce rôle est terminé.
Tu dois utiliser ce temps libre pour devenir un architecte de la performance.
- Tu dois observer les processus qui bloquent ton équipe au quotidien
- Tu dois clarifier les zones grises dans les rôles de tes employés
- Tu dois documenter les décisions pour éviter que ton équipe te pose toujours les mêmes questions
Comme nous le disons toujours chez Taago la rigueur construit et la rigidité détruit.
La rigidité c’est utiliser ton surplus de temps pour contrôler les moindres détails du travail des autres.
La rigueur c’est bâtir un cadre clair et laisser ton équipe exécuter le travail en paix.
Le pendule de la vie d’équipe bouge tout le temps.
Ton rôle consiste à observer ce pendule et à ajuster le cadre de travail sans paniquer.
Gérer ton propre espace vide demande une nouvelle méthode de leadership.
Tu ne peux pas deviner ces nouveaux comportements par magie.
C’est exactement la mission de notre programme d’accompagnement.
La Formule Allumage t’apprend à utiliser stratégiquement le vide de ton agenda.
Nous formons les gestionnaires à bâtir des systèmes autonomes au lieu de faire de la microgestion.
Nous te donnons les outils pour instaurer une vraie sécurité psychologique dans ton département.
Tu vas apprendre à diriger par l’intention au lieu de diriger par la réaction nerveuse.
Tu as réussi un exploit en vidant ton horaire.
Viens apprendre comment transformer ce silence angoissant en véritable performance.
Rejoins la prochaine cohorte de la Formule Allumage.
Transforme ton équipe en une équipe de feu.

À bientôt,
L’équipe Taago
FAQ Comment bien utiliser un agenda de gestionnaire vide Pourquoi un agenda trop vide pousse t il le gestionnaire à la microgestion ? La psychologie comportementale explique ce phénomène par le biais d’action et la loi de Parkinson. Le biais d’action pousse le cerveau à préférer une action inutile à l’inaction face à l’incertitude. La loi de Parkinson fait en sorte que la supervision s’étire pour remplir tout le temps libre du gestionnaire. Le leader comble son sentiment d’inutilité en inventant des urgences et en contrôlant les détails du travail de son équipe. Pourquoi je repousse toujours mes dossiers importants quand je n’ai plus d’urgences à gérer ? L’effet de simple urgence explique cette paralysie. Le cerveau humain privilégie naturellement les tâches qui ont une échéance immédiate. Les rencontres créent un cadre de temps strict qui force l’action immédiate. Sans ces rencontres le cerveau doit générer sa propre motivation interne. Cela demande beaucoup plus d’énergie cognitive et provoque le réflexe de la procrastination. Comment arrêter de déranger son équipe quand on dit souvent j’ai trop de réunions et qu’on les annule enfin ? Le leader doit combattre son biais de complétion. Il doit remplacer son besoin de contrôle direct par l’amélioration des systèmes de travail. Remplacer une rencontre par vingt messages détruit tout autant la concentration de l’équipe. Le gestionnaire doit instaurer des suivis asynchrones structurés et tolérer une marge d’erreur pour favoriser la véritable autonomie.
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